Sur un chantier, la qualité des installations électriques est un véritable enjeu, puisqu’il est ici question de fiabilité et de rentabilité. Même si elles sont souvent temporaires et qu’elles n’ont pas vocation à rester, elles se doivent d’être fiables et sûres. Elles permettent d’alimenter les machines et les éclairages.
De ce fait, si elles sont de mauvaise qualité, cela peut engendrer des accidents, des arrêts de chantier ou encore des surcoûts importants. Dans cet article, découvrez les raisons qui font que l’amélioration des installations électriques ne signifie pas seulement respecter les normes en vigueur, mais aussi maîtriser différents outils afin d’instaurer un véritable suivi sur le terrain.
En mettant en place un diagnostic électrique
Malheureusement, le diagnostic électrique est souvent négligé sur les chantiers, car beaucoup d’entreprises choisissent de faire le strict minimum, en établissant souvent un simple contrôle visuel ou encore des tests plus basiques.
Cependant, il existe de nombreux problèmes invisibles, tels que les microcoupures, les parasites ou les instabilités de tension. Le signal électrique doit donc idéalement être de bonne qualité, car les équipements modernes sont particulièrement sensibles, surtout ceux qui sont connectés.
Une mauvaise connexion peut donc provoquer des pannes importantes ou encore réduire la durée de vie du matériel utilisé. C’est pour ces raisons qu’il est essentiel d’analyser correctement la qualité des différents réseaux électriques présents sur le chantier, en utilisant des oscilloscopes qui permettent de relever rapidement les anomalies invisibles.
En respectant les normes électriques
La norme incontournable est la NF C 15-100, qui est une référence en France pour les installations basse tension. Elle est obligatoire pour toutes les constructions neuves, mais aussi pour les rénovations lourdes. Elle permet de veiller à la bonne sécurité des personnes, à la protection des biens, ainsi qu’à la fiabilité des installations.
En ce qui concerne les chantiers, elle contribue à bénéficier d’installations temporaires sécurisées et permet une bonne adaptation aux conditions extérieures. La mise à la terre devient alors obligatoire, ainsi que les protections différentielles et la présence de disjoncteurs adaptés. En cas de non-conformité, cela expose à un refus de Consuel, mais aussi à la survenue d’accidents qui peuvent éventuellement entraîner des pertes humaines.
En utilisant des équipements adaptés et certifiés
Tous les équipements électriques ne peuvent pas être utilisés sur des chantiers. En effet, les conditions ne sont pas les mêmes que dans d’autres situations et on y trouve davantage d’humidité, de poussière ou de risques de chocs. Les armoires électriques doivent donc être parfaitement adaptées à l’environnement, et les indices IP doivent être appropriés.
En ce qui concerne l’installation, la subdivision du réseau est essentielle et permet une meilleure gestion des risques ainsi qu’une maintenance simplifiée. La mise à la terre offre alors une protection contre les contacts directs et indirects. Les professionnels doivent aussi s’assurer que les câbles soient protégés, que les connexions soient sécurisées, ainsi qu’une vérification régulière du matériel soit mise en place.
En assurant une maintenance continue
Les installations doivent être contrôlées de manière régulière, aussi bien de façon préventive que corrective. En effet, moins de pannes ou de défaillances peuvent survenir grâce à la mise en place d’inspections régulières et de tests périodiques, ce qui est aussi économique pour les entreprises.
Sur les chantiers, plusieurs points de contrôle sont alors à surveiller, comme le câblage, les connexions et les dispositifs de protection. Une digitalisation du suivi est également particulièrement intéressante, puisque les capteurs intelligents permettent de rapidement repérer tout dysfonctionnement. Enfin, la formation des équipes présentes est nécessaire, et plus précisément la sensibilisation aux risques électriques.



